Et plus la douleur s'effacerait ...
Mais c'était pas vrai ...
Tout ces gens qui ont osé dire ça,
C'est parce qu'ils ne te connaissaient pas !
On me disait : "un papa, on en n'a qu'un"
Je le sais...
Pourquoi retourner le couteau dans la plaie ?
Tous ces gens qui on osé me dire ça,
C'est parce qu'ils ne me connaissaient pas !
Et aujourd'hui, tout ces gens je les enmerde !!!
Ils ne connaissent pas la douleur permanente que j'éprouve,
Ils ne vivent pas avec ce manque constant
Ce manque qui laisse un grand vide en moi
Une blessure qui fait de moi celle que je suis aujourd'hui
Une fille agressive, malheureuse, aigrie, ...
Oui, je suis tout ça mais je le cache !
Ce vide immense, ce manque, cette tristesse, ...
Me bouffe de l'intérieur !
J'en peux plus...
Je voudrai tellement qu'il soit encore là,
Qu'il nous revienne !
J'arrive pas à faire mon deuil,
En fait, je ne le veux pas,
Parce qu'en souffrant,
Je le garde vivant ....au fond de moi...
J'ai mal quand je vois
Ma petite soeur grandir
Il serait si fier d'elle
Ainsi que de maman et Betty
J'ai mal aussi
Quand quelque chose de bien
Arrive dans ma vie
Comment continuer à vivre avec ça ?
Chaque moment de bonheur
Tourne au cauchemar...
Et j'en ai marre...
C'est la première fois aujourd'hui que je me confie après 8 ans, 6 mois et presque 14 jours de son absence.
Peut-être parce que dorénavant je n'arrive plus à gérer ce vide.
Mon père était quelqu'un de trop exceptionnel pour pouvoir gérer ça. Il était si intègre, honnête, présent, marrant, ...il était si bon.... et il me manque trop...
Papa, je t'aime et je t'aimerai toujours. Je n'ai pas eu le temps de te le dire car quand on est ado, on n'ose pas dire à ses parents qu'on les aime. Mais voilà tu es partit trop tôt et je n'ai pas eu assez de temps pour te le dire...Et je vivrai avec ce regret toute ma vie....J'espère que là où tu es, tu pourra lire ces quelques lignes et que tu me pardonnera de ne t'avoir pas dit je t'aime. Je finirai juste cet article en te rappelant les paroles que tu nous avais apprises quand nous étions petites :
Tu disais :
Bonne nuit mes petites filles chéries



